Angra dos Reis – 10 mars 2011

Nous avons touché le sol brésilien lundi 28 février à 18h40 (heure locale), après un long trajet en avion. Dès notre arrivée à Rio de Janeiro nous avons pris la direction de l’auberge de jeunesse dans laquelle nous avons passé quelques jours.

Nous étions dans le quartier de Lapa, juste en face des arches de Lapa (aqueduc construit en 1732 pour acheminait l’eau de la rivière carioca vers la ville), et non loin de la cathédrale Sao Sebastao qui se distingue par son architecture en forme de pyramide.

Les festivités de carnaval se déroulaient du vendredi 4 mars au mardi 8 mars, les hébergements dans toute la ville augmentent considérablement leurs prix à ce moment de l’année et imposent des conditions de réservation trop contraignantes pour que nous restions à Rio. Nous avons donc décidé de passer les quelques jours avant carnaval a visiter la ville et de partir vers une autre destination le samedi.

Dès le mardi 1er mars au matin notre planning était déjà bien organisé. Nous nous sommes rendus au Corcovado (non donné au mont sur lequel ce trouve le christ rédempteur et qui signifie « le bossu »).

Nous sommes montés au sommet de ce mont pour profiter de la vue panoramique sur Rio et découvrir de plus près le Christ rédempteur, qui du haut de ses 31 mètres surplombe la ville. La statue a été financée par le Vatican pour célébrer les cent ans d’indépendance du Brésil.

Nous avons poursuivi notre visite de la ville avec un arrêt au musée d’art naïf de la ville. Des centaines d’œuvres d’artistes brésiliens et internationaux sont exposées à l’intérieur de cette bâtisse à l’architecture coloniale. A priori ce musée attire moins les foules que la statue du christ puisque nous étions seuls à profiter de ces œuvres au moment de notre visite.

Pour terminer la journée nous nous sommes baladés à Lapa et nous avons découvert par hasard l’œuvre de l’artiste chilien Selaron qui en 1990 a décidé d’offrir, en hommage au peuple brésilien, une de ces œuvres. Il s’est lancé dans un gigantesque entreprise : décorer une rue reliant les quartiers de Lapa et de Santa Teresa. Il a utilisé des carreaux de faïence pour recouvrir les 215 marches de cet escalier. Certains carreaux proviennent du monde entier, envoyés par des visiteurs ou trouvés par l’artiste.

Le lendemain nous avons visité la quartier de Santa Teresa (le plus ancien de Rio) à pied, qui regorge de trésors d’architecture.

Toute la ville était déjà décorée pour le carnaval à notre arrivée à Rio. Chaque magasin proposait des déguisements pour se grimer selon son envie.

Jeudi nous avons pris la direction du jardin botanique, qui propose 55 hectares de visite sur les 137 que comporte le parc. Il s’agit d’un des dix plus importants jardins du monde. On y trouve des milliers d’espèces de plantes et d’arbres venant du monde entier. On peut se balader dans la roseraie, traverser le jardin chinois ou encore contempler les différentes espèces d’orchidées dans une serre.

Une des spécificités de Rio de Janeiro est que la ville possède multiples facettes et offre une diversité de paysages importante. Des plages de sables fins dominées en arrière plan par des montagnes. Des parcs et des avenues ombragées qui font la part belle aux multiples immeubles.

Nous avons refait nos sacs vendredi matin pour quitter l’auberge. Nous avions donc opté pour laisser nos sacs à l’auberge la nuit de vendredi à samedi et participer au carnaval de rue du quartier de Lapa toute la nuit avant de prendre un bus le samedi dans la journée pour la ville d’Ouro Preto. Mais changement de programme lorsque nous avons été mis en contact avec Alexandre, jeune français expatrié à Rio pour quelques mois. Il nous a proposé de le rejoindre à son bureau (institut de mathématique). C’est donc ce que nous avons fait vendredi après-midi pour faire connaissance avec lui. Nous nous sommes redonné rendez-vous un peu plus tard dans la soirée dans le quartier de Lapa car nous voulions assister au début des festivités de carnaval. Nous avons partagé l’événement avec des milliers de personnes venues assister aux défilés des blocos (défilés gratuits dans la rue). L’ambiance était au rendez-vous malgré la pluie.

Une fois Alexandre retrouvé nous avons dormi chez lui et nous nous sommes levés à 5h30 samedi matin pour l’accompagner à un autre défilé dans le quartier de Santa Teresa. Une première pour nous comme pour lui, c’était la première fois que nous entendions parler des défilés dès 8h du matin, c’est donc avec plaisir et curiosité que nous nous y sommes rendus. En effet, certains blocos pour garder l’esprit populaire de la fête proposent également des défilés à des heures très matinales.

Une fois sur place nous nous sommes achetés quelques accessoires pour nous fondre un peu plus dans la foule, puis nous avons participé au défilé. L’ambiance est très festive, tout le monde joue le jeu pour cet événement très important dans la vie des brésiliens. Un participant nous a expliqué que les brésiliens font la fête pendant la durée de carnaval, un jury élit la meilleure école de samba dans chaque ville selon divers critères (rythme, thème de la parade, costume, banderole de présentation du défilé…).

A partir du mardi 8 février les festivités s’arrêtent et selon un autre brésilien chacun décide de renoncer à une de ses habitudes pendant 45 jours.

Pour terminer notre exploration de Rio nous avons passé quelques heures samedi après-midi dans le quartier de Leme et de Copacabana où la plage, bordée d’immeubles, s’étend à perte de vue, certains défilés de carnaval avaient également lieu à ces endroits de la ville.

Depuis jeudi nous sommes sous la pluie, avec une petite amélioration hier. Nous avons repris un bus pour la ville d’Ouro Preto dans la région de Minas Gervais pour assister à un carnaval dans une tradition plus populaire et moins touristique.

Nous sommes arrivés à Ouro Preto dimanche matin après une nuit dans le bus. La ville est superbe, en pleine montagne, située à environ 1500 m d’altitude. Des brésiliens originaires de cette ville nous ont dit que les habitants ne font pas de sport ! en effet, toutes les rues sont construites sur les versants dans montagnes, une fois la ville traversée cela représente une bonne séance de sport. A Ouro Preto aussi l’ambiance était au rendez-vous, des défilés avaient lieu toute l’après-midi devant un jury, malgré la pluie tout le monde reprenait les airs de chansons brésiliennes. Plusieurs églises se trouvent dans la ville, les bâtiments du centre ville ont été construits selon l’architecture portugaise.

Nous nous sommes rendus à la gare routière pour réserver notre billet de bus lundi matin pour notre prochaine destination, mais étant donné l’affluence de personnes venus des quatre coins du Brésil pour assister au carnaval d’Ouro Preto tous les bus étaient complets, nous n’avons eu d’autre choix que de réserve un bus pour Belo Horizonte (4eme grande ville du Brésil) à 17h15 lundi et prendre une connexion pour Angra dos reis mardi matin à 7h15. Nous avons passé la nuit de lundi à mardi dans le hall de la gare routière où nous avons attendu patiemment que les dix heures d’attente entre les deux bus s’écoulent. Une nuit blanche en perspective que nous avons rattrapé dès mardi matin lors des dix heures de trajet pour rejoindre notre destination.

Premier bilan très positif de ces premiers moments au Brésil, l’ambiance du carnaval ajoute encore à l’aventure. Seul point faible le prix élevé des billets de bus, pour cela nous avons revu notre itinéraire initial. Malgré cet imprévu et une pluie continue depuis quelques jours nous gardons plus que jamais une grande motivation.